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31/01/2017

Bains thermaux et douche froide, Grimentz déchante

Les projets du Hameau des bains et de l'hôtel Inalp à Grimentz sont au point mort. Soutenu par Thierry Dubuisson et Eric Arnoux, deux promoteurs équivoques aux multiples faillites, les deux projets semblent durablement enterrés. Plus inquiétant, des accusations à peine voilées d'escroquerie pèsent sur les deux protagonistes.

 

Grimentz



En décembre 2012 déjà "Le Temps" tirait la sonnette d'alarme dans son édition du 15 décembre 2012.

Selon l'enquête menée par Marie Parvex, journaliste valaisanne, Thierry Dubuisson, alors porteur du projet de l'hôtel Inalp, était devenu introuvable dans la station valaisanne et plusieurs partenaires l'accusait métaphoriquement de les avoir "roulé".

Scénario classique des mirages immobiliers alpins, Thierry Dubuisson et Eric Arnoux avaient fait miroiter plusieurs millions d'investissements extérieurs, argent qui n'est bien entendu jamais arrivé.

Coutumier du fait, Thierry Dubuisson a déjà été mis en cause dans plusieurs faillites et notamment celle de White Sands SA, société au cœur du retentissant bouillon financier de la Marina de Port-Valais.

En 2012, les acteurs du projet se disaient pourtant toujours confiants.

Trois ans plus tard, on déchante du côté de Grimentz.  La "Tribune de Genève" révélait en mai 2015 que les millions ne sont jamais arrivés et que les administrateurs de  Guernerés Résidences SA, la société propriétaire du terrain et détentrice du permis de construire, ont habilement joué aux chaises musicales.

De l'hôtel Inalp, il n'y a qu'un trou béant sur les hauteurs du village, rien n'ayant bougé depuis 2011.

Envolés Thierry Dubuisson et Eric Arnoux, pas si sûr.

A Grimentz toujours, c'est un autre projet qui fait aujourd'hui polémique, celui du Hameau des Bains.

Soutenu par la société le Hameau des Bains SA, on retrouve aux commandes de ce projet l'omniprésent Thierry Dubuisson et son associé Eric Arnoux, un promoteur français flamboyant, lui aussi habitué des faillites et qui cumule près de 30 millions de francs de commandements de payer.

Pas de quoi rassurer les investisseurs et l'exécutif communal.

Des lits chauds aux lits froids, Grimentz passe aujourd'hui des bains chauds à la douche froide.

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